La mer silencieuse


Des sutures m'attachent au ciel
Des ficelles de marionnettiste.

Elles plongent loin dans les chairs
Jusqu'au cœur tambourinant
Qui déverse en ce corps engourdi
Une éternelle annonce de guerre

Chaque étoile est une aiguille
Elles m'ourlent au cosmos.
Je ne suis qu'un petit tas de trous
Rempli de tout ce qui arrive -

Un soleil de fils à peine rougis,
Un filet pour attraper les secrets que 
Se susurrent les cruelles étoiles
Dans les interstices imperturbables du vide