Extension


Jeune, il m'apparaissait qu'aimer, c'est faire rentrer dans sa poitrine l'univers entier. J'avais un goût certain pour le pathétique et, malheureusement pour moi, la poitrine trop étroite pour y faire entrer autant.

Aujourd'hui j'écris, et demain j'apprendrais à peindre, ou bien à photographier.

La page de ma vie ne s'en trouve pas plus longue, mais dorénavant, ce que j'essaye d'y faire entrer peut déborder sur d'autres feuilles, et il devient possible d'apprivoiser la terreur d'accueillir cet univers étrange et innombrable.