(sujet : la rencontre de l'eau et du feu ; retravaillé ensuite)
Planté à la naissance des océans
Avec l'eau sombre allongée autour de toi
Ses langues qui s'entrelacent à tes pieds
Sous l'œil grand ouvert du ciel
Qui dépose sur tes épaules
Sa douce chevelure volcanique
Désaltéré et rafraîchi et
Tout à la fois
Cajolé par la chaleur lumineuse
C'est qu'en toi l'impossible est cousu :
Un soleil submergé sous ta peau
Disséminé en une multitude d'éclats
Chacun habitant d'une de tes fibres
Chacun nés dans le lit de tes rivières puis
Charriés par les eaux sirupeuses du corps
Pour y entretenir sa danse souterraine
D'inextinguibles poussières d'étoiles
Mêlées aux aux fils de la pluie
