(crispations)
J'aurais encore préféré le froid isolant du vide et sa lente déperdition de chaleur radiative, à la fièvre absurde des fausses compagnies et des corps à l'abandon
Le boucher en ces conditions
Affine sur moi son art :
La soif insatiable est son mégaphone
Le soin son razoir!
Sa mansuétude destitue ma bêtise
Et d'une élégante danse ablative
Rature les fautes anciennes, cachées
Dans le flot sirupeux de mes tranchées
Dans le flot sirupeux de mes tranchées
Ah, comme j'espère encore, pourtant
Moi, l'imbécile! Même sachant :
Les visages sont des agrégats de masques brisés.
C'est que la peine attise l'amour.
C'est que la peine attise l'amour.
Alors laisse faire le boucher
Mon tendre bourreau, mon intimité.
Lui saura corriger les fautes :
Lui saura corriger les fautes :
Sa compassions est d'une rare réalité.
Et dans sa mansuétude,
Il soigne aussi les désossés :
Des ratures pour les ratés.
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Cesse donc,
Adiabatique mouvement de mon souffle
Alors la noire calotte du ciel, percée de mille Éclats minuscules et impassibles
Témoignera devant l'éternité
De ma paix
