Atonechant 2.


J’ai encore sectionné
Sans bien y regarder,
C’est que je manque du temps
de n’être qu’incidemment.

Abjurant les dieux condamnés

Aux tribunaux des hommes vexés -

Puisque les crapules insolvables

ne nous sont jamais redevables


Tout comme toi qui t’es tuée

Sans avoir le temps d’apprendre

Qu’aimer ses enfantés

était des choses la moindre


--

Je me suis à nouveau coulé

Au fond d'une ivresse,

Dans un rasoir planté –

en guise de caresse


Une frêle réclamation

Rectifiée en prison,

Que mes cruelles allégresses

piquent de laborieuses détresses


--

Et qu'as-tu donc gagné

En ces batailles inutiles,

Á finir l'œuvre imbécile

de ce que tu n’as pu venger?


Mordant mille fois

Sans l'ombre d'un émoi

Les espoirs dévastés

de tes chérubins ratés


--

J’ai une fois de plus planté,

Tombant jusqu’au fond

Le torse lourdement lesté

d’éthyliques postillons


Et puisque mes jours sont comptés,

Eux que tu n’aura su couver

Au diable l'encadrement

et les lendemains condoléants:


J’irai par la nature

Libre comme un bohémien

Oublieux des procédures

du tribunal des petits riens


Sans plus panser mots passés

Ni considérer ce qui vient,

Longeant l'ondulant chemin

de mes funestes désirées.