Sans bien y regarder,
C’est que je manque du temps
de n’être qu’incidemment.
Abjurant les dieux condamnés
Aux tribunaux des hommes vexés -
Puisque les crapules insolvables
ne nous sont jamais redevables
Tout comme toi qui t’es tuée
Sans avoir le temps d’apprendre
Qu’aimer ses enfantés
était des choses la moindre
Je me suis à nouveau coulé
Au fond d'une ivresse,
Dans un rasoir planté –
en guise de caresse
Une frêle réclamation
Rectifiée en prison,
Que mes cruelles allégresses
piquent de laborieuses détresses
Et qu'as-tu donc gagné
En ces batailles inutiles,
Á finir l'œuvre imbécile
de ce que tu n’as pu venger?
Mordant mille fois
Sans l'ombre d'un émoi
Les espoirs dévastés
de tes chérubins ratés
J’ai une fois de plus planté,
Tombant jusqu’au fond
Le torse lourdement lesté
d’éthyliques postillons
Et puisque mes jours sont comptés,
Eux que tu n’aura su couver
Au diable l'encadrement
et les lendemains condoléants:
J’irai par la nature
Libre comme un bohémien
Oublieux des procédures
du tribunal des petits riens
Sans plus panser mots passés
Ni considérer ce qui vient,
Longeant l'ondulant chemin
de mes funestes désirées.