11.25.2008

Bois

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Au temps de petits riens dans un café sombre assis sur sa vieillesse à boire à ne plus fumer ou sous la pluie et à regarder se faufiler les traces de mémoire noyée sous le ciel gris comme un plafond qui laisse échapper des gouttes de Rouillante poisseuses comme un dimanche. Aujourd’hui c’est lundi comme les autres jours et toujours en retard on métro serrés les uns aux autres et c’est la chaleur qui reste ici à Paris c’est pas ailleurs et surtout pas la campagne sous le roulis trop lent des moteurs pars’que vite vite on commence a 10h et pas après ça passe pas alors parle parle tant que tu peux avant d’être trop vieux pour avoir le temps qui passe pas d’pommade mais plutôt des éclats de vie que rien ne garde même pas les mots dans ta tête trop petite pour te rappeler plus que le soleil plaintif des dernières vacances à la mer et tu pense a plus tard dans les fonds tièdes des bars tu siffles la mort plus vite qu’elle ne vient te prendre dans ses bras Et tu lui cries - Mam’ Tu T’rappelles les jours les lumières de matins d’été l’herbe Grasse sous mes pieds nus et les Arbres si hauts Si Hauts pour y grimper oui si GRANDS !? Tu T’Rappelles pas c'que j’ai oublié moi ? qui ronge qui brûle comme si j’avais avalé d'la chaux ? - Et t’as ton extinction au litre pars’que tu penses tu penses Tu Penses Tu Penses TU PENSES TU CRIES tu pleures mais t’en fait pas va avale ton verre t’façons tu peux pu pronon-oncer ; c’est sourir ou pas, qu’ça veut pl-us rien en dire, que c’que tu di-is ; Alors BoisBoisBois qu’ça tu peux Bois - au moins - en attendant les p’ti riens les prochains soirs couleur de dimanche au fond des bars, soirs vacillant à regarder les phares des voitures raturer la nuit si bonne avec toi qui te berce, si sombre, si douce douce douce allez dors ça vaut mieux.

11.23.2008

I-karamazov

J'ai mal au crane, le frères karamazov, c'est qand même vachement plus lisible sur papier!

11.22.2008

Lire Les Frères Karmazov sur un iphone...

Aujourd'hui c'est noël plus tôt que prévu. Nouveau jouet : un iphone dernière génération tout beau tout neuf, ce qui m'a valu de faire autour d'une bière la blague suivante : " t'imagine un peu - bientôt sur mon blog, lire des frères karamazov sur un iphone- ". Mouais, humour douteux mérite punition : il se trouve qu'aujourd'hui j'ai découvert Stanza, petite application qui permet la lecture de livres numérique au format epub, et qui se connecte à une librairie en ligne Feedbooks, proposeant, entre autre, des livres en français libres de droit comme par exemple... Les Frères Karamozov! VDM

Bientôt sur ce blog : lecture sur iphone des frères karamazov, ou comment vivre en étant aveugle.

11.15.2008

Fiction, fiction...


"Dans mille langues différentes, dans des conditions de vie diverses, de siècles en siècles, depuis les contes que narraient les patriarches des temps anciens dans les huttes, autour du feu, jusqu’aux œuvres des conteurs modernes (…), se trame l’histoire du destin de l’homme qu’à l’infini et sans cesse les hommes se racontent entre eux. La manière et la forme que revêt la narration se modifient avec le temps et selon le contexte, mais la soif de contes, le besoin de raconter des histoires, perdurent, et le conte se poursuit, et la narration est sans fin. D’où l’impression parfois que l’humanité, depuis son premier éclat de conscience, puis au fil des siècles, se narre à elle-même en permanence dans un million de variantes selon le souffle de ses poumons et au rythme des battements de son cœur, la même histoire. Une histoire qui, à l’instar des contes de la légendaire Shéhérazade, parait chercher à leurrer le bourreau, à retarder le sort inéluctable qui nous menace, à prolonger l’illusion de la vie et de la durée. "

Du conte et de l’art de conter
(Discourt d’Ivo Andric lors de la réception du Prix Nobel)


"Traversant les continents au téléphone, ils vendent des produits et calment les nerfs des consommateurs (…). Chaque fois qu’ils interviennent, ils rêvent d’Amérique. Et, pendant qu’ils rêvent, ils changent. A quoi cela ressemble-t-il de vous transporter dans un pays lointain que vous n’avez jamais vu ? Qu’est-ce que cela fait de vivre loin de son propre corps ? "

Ashim Ahluwalia (réalisateur)



"
Le mythe ne saurait être un objet, un concept, ou une idée ; c’est un mode de signification, c’est une forme. (…) Le mythe ne se défini pas par l’objet de son message, mais par la façon dont il le profère : il y a des limites formelles au mythe. Tout peut donc être mythe ? Oui, je le crois, car l’univers est infiniment suggestif. "

Roland Barthes, Le mythe aujourd’hui in Mythologies


"Partir ! Partir ! Car je veux m’envoler vers toi,
Non dans le char de Bacchus et ses léopards,
Mais sur l’aile invisible de la poésie,
Malgré le cerveau lourd qui hésite et retarde.
Déjà ma voici avec toi ! Tendre est la nuit,
Et peut-être la lune y trône en majesté"

John Keats, Ode à un rossignol
( in Sur l’aile du phœnix, trad. C.Dandréa, ed Corti)


"Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter. "

Cioran, Syllogismes de l’amertume