.
Au temps de petits riens dans un café sombre assis sur sa vieillesse à boire à ne plus fumer ou sous la pluie et à regarder se faufiler les traces de mémoire noyée sous le ciel gris comme un plafond qui laisse échapper des gouttes de Rouillante poisseuses comme un dimanche. Aujourd’hui c’est lundi comme les autres jours et toujours en retard on métro serrés les uns aux autres et c’est la chaleur qui reste ici à Paris c’est pas ailleurs et surtout pas la campagne sous le roulis trop lent des moteurs pars’que vite vite on commence a 10h et pas après ça passe pas alors parle parle tant que tu peux avant d’être trop vieux pour avoir le temps qui passe pas d’pommade mais plutôt des éclats de vie que rien ne garde même pas les mots dans ta tête trop petite pour te rappeler plus que le soleil plaintif des dernières vacances à la mer et tu pense a plus tard dans les fonds tièdes des bars tu siffles la mort plus vite qu’elle ne vient te prendre dans ses bras Et tu lui cries - Mam’ Tu T’rappelles les jours les lumières de matins d’été l’herbe Grasse sous mes pieds nus et les Arbres si hauts Si Hauts pour y grimper oui si GRANDS !? Tu T’Rappelles pas c'que j’ai oublié moi ? qui ronge qui brûle comme si j’avais avalé d'la chaux ? - Et t’as ton extinction au litre pars’que tu penses tu penses Tu Penses Tu Penses TU PENSES TU CRIES tu pleures mais t’en fait pas va avale ton verre t’façons tu peux pu pronon-oncer ; c’est sourir ou pas, qu’ça veut pl-us rien en dire, que c’que tu di-is ; Alors BoisBoisBois qu’ça tu peux Bois - au moins - en attendant les p’ti riens les prochains soirs couleur de dimanche au fond des bars, soirs vacillant à regarder les phares des voitures raturer la nuit si bonne avec toi qui te berce, si sombre, si douce douce douce allez dors ça vaut mieux.
11.25.2008
Bois
Libellés :
Fictions et tropismes,
Hors sujet
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire